Centre de Recherche sur les Nanomateriaux et l'Énergie
 
Journal Métro - 22 Février 2010
Lundi 22 Février 2010
Catégories :

Le journal Métro a publié hier, dans sa section Carrières/Formations un article sur Nathalie Chamberland , étudiante à la maîtrise en chimie de l'UQAM, chez le Pr. Benoît Marsan.

La pile solaire et le «grand retour» universitaire
Mettre leur savoir au profit de la communauté, c’est le pari qu’ont fait les étudiants qui participent au projet La science prend le métro. Toutes les trois semaines, Métro présentera un nouveau participant. Aujourd’hui, nous rencontrons Nathalie, étudiante à la maîtrise en chimie à l’UQAM.

La pile solaire et le grand retour universitaire

Il n’y a pas d’âge pour faire un retour aux études. Dans le cadre de sa maîtrise, Nathalie, une jeune mère de 34 ans, a contribué à la conception d’une cellule photovoltaïque électrochimique (CPE), un type de pile solaire. «J’avais peur de ne pas être à la hauteur, mais tout s’est très bien passé, raconte-t-elle. Heu­reu­­sement, mon conjoint m’a soutenue dans ma dé­marche.»

Nathalie s’est intéressée plus particulièrement au développement d’un nouvel électrolyte. Petit cours de pile 101 : «L’énergie électrique résulte du déplacement d’électrons entre deux électrodes, une photo-anode (positif) et une contre-électrode (négatif), séparées par une solution électrolytique (liquide ou en gel) contenant des espèces redox qui assurent le transport des électrons entre les deux électrodes», explique l’étudiante.

L’équipe de recherche n’a pas concrétisé l’assemblage d’une pile fonctionnelle, mais Nathalie a tout de même fait d’intéressantes découvertes. «Nous avons développé un électrolyte transparent qui permet à l’énergie solaire d’atteindre plus efficacement la photo-anode, raconte-t-elle. Notre premier électrolyte était liquide, ce qui augmentait le risque de fuites. Nous l’avons donc produit sous forme de gel. Finalement, nous avons synthétisé deux nouvelles espèces de redox.»

La pile solaire et le grand retour universitaire

Retour à l’université
Ces découvertes marquent la fin d’un parcours académique peu orthodoxe. Nathalie s’est inscrite en chimie au baccalauréat à l’Uni­versité Laval il y a une quinzaine d’années. Après un an, elle se rend compte qu’elle préfère être technicienne en laboratoire, ce qu’elle fera durant un an après avoir complété une technique. Puis, elle part avec son con­joint en Ontario, où elle en­seigne au primaire à titre de suppléante pendant trois ans.

C’est à son retour dans la Belle Province qu’elle décide de poursuivre ses études universitaires en chimie. «Même si je n’enseignais pas les sciences en Ontario, mon expérience m’a donné le goût de la vulgarisation scientifique, se souvient-elle. Maintenant que j’ai terminé ma maîtrise, j’aimerais enseigner les sciences au collégial.»

Source : Metro