Centre de Recherche sur les Nanomateriaux et l'Énergie
 
Le Devoir - Édition du 26 et 27 Avril 2008
Lundi 28 Avril 2008
Catégories : / Revue de presse

UQAM - Un nouveau joueur s'ajoute en nanotechnologie

Généralement reconnue pour ses programmes de formation et ses recherches dans le domaine des sciences sociales et de communication, l'UQAM souhaite également faire sa place dans le monde des sciences pures et appliquées. Fondé il y a moins de deux ans, le Centre de recherche sur les nanomatériaux et l'énergie, NanoQAM, illustre bien cette réalité. Ses quatre laboratoires, d'une valeur en équipement de près de huit millions de dollars, accueillent onze professeurs, dont sept ont été embauchés au cours des cinq dernières années. Un domaine en pleine croissance, des défis énormes à relever.

Beaucoup d'espoirs sont fondés sur les recherches dans le domaine des nanomatériaux, que ce soit en santé, dans le secteur de l'énergie et bien d'autres encore. En décidant d'accorder de l'importance à ce secteur de recherche, l'UQAM est bien consciente qu'elle se retrouve face à de grands joueurs québécois déjà bien établis dans le domaine, que ce soit Polytechnique, l'UdeM, l'INRS ou d'autres.

«C'est certain que nous ne sommes pas les seuls à travailler sur les nanomatériaux; or, chaque grand joueur a, en règle générale, une spécificité. À l'UQAM, par exemple, nous travaillons beaucoup sur les matériaux organiques, qui sont généralement plus flexibles et plus légers que les matériaux inorganiques», indique Jérôme Claverie, directeur de NanoQAM.

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Les nanomatériaux organiques peuvent avoir des applications variées. Le cas classique: le relargage contrôlé de médicaments dans le corps. «Généralement, pour un cancer, la nanoparticule apporte le médicament à la cellule cancéreuse sans s'attaquer aux cellules saines autour. Les recherches dans ce domaine sont très avancées, mais d'autres grands joueurs, comme l'UdeM, travaillent également là-dessus», indique M. Claverie, également chimiste et chercheur.

D'autres sortes de recherches sont menées à NanoQAM, comme celles visant à développer des nanomatériaux antimicrobiens. «On travaille également sur des diodes électroluminescentes faites à partir de matière organique, donc plus flexibles, ce qui pourrait avoir des applications intéressantes. Entre autres, on pourrait éventuellement faire des écrans de télévision pliables grâce à ça!», s'exclame le professeur.

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Mission sociale pour le haut savoir! (Extrait)

Le Devoir - Édition du 26 et 27 Avril 2008 - Article 1Valeur ajoutée

Et ce qui se passe dans cette institution se retrouve ailleurs, même à Bishop, l'université à l'origine anglophone de Sherbrooke, qui pourtant n'a que des programmes de premier cycle à offrir à ses 2000 étudiants. La politique d'embauche favorise ainsi quiconque se déclare professeur-chercheur et dont l'autorité est suffisante pour recevoir un appui financier venant d'un organisme subventionnaire, que ce dernier soit public ou privé.

Et la recherche permet même d'ajouter à la panoplie de programmes qu'une université propose. Il n'y a pas de médecine ou de génie à l'UQAM, qu'à cela ne tienne! NanoQAM débarque et ce centre de recherche sur les nanomatériaux et l'énergie compte déjà quatre laboratoires, utilise des équipements dont la valeur avoisine les huit millions de dollars, abrite onze professeurs, dont sept ont été embauchés récemment. Et la recherche s'opère sur ces nanomatériaux qui sont utiles dans la lutte contre le cancer ou nécessaires dans la recherche de nouvelles sources d'énergie.

En fait, l'université et l'école spécialisée s'affichent comme des lieux «utiles». Si certains professeurs avaient exprimé leurs doutes quand fut créée l'ETS, l'École de technologie supérieure, au point que l'UQAM n'avait pas vu l'intérêt d'accueillir cette institution dans son giron quand celle-ci était en difficulté quelques années après sa création, il est certain que plus d'un recteur a par la suite regretté une telle décision. L'ETS, qui se déclare un partenaire du monde industriel, est devenue un modèle dans l'établissement d'un projet qui lie université et recherche. À Toronto, le Ryerson Polytechnical Institute jouit d'une même renommée.


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